Deuxième partie CR St Rémy : parcours vélo, une belle galère !
Deuxième partie de mon cr de l'half ironman de st rémy sur durolles après l'article consacré au départ et à la natation (voir ci dessous).
Au programme de la partie vélo, 2 boucles de 45km, qu'on peut diviser en 3 pour schématiser :
- 15 premiers kms composés d'une petite cote puis longue descente sinueuse.
- 15kms de montée sans gros pourcentages mais sans moments de répits, avec le ravitaillement en haut.
- 15kms d'alternance de montées et de descentes.
Dans la première montée, je suis bien, je ne ressens pas les efforts de la natation et je double quelques personnes. Mais au moment de basculer dans la descente, le décors change : on rentre dans le brouillard, il pleut et il fait froid. Je ne suis pas un bon descendeur, et en plus je ne veux prendre aucun risque, du coup je me fais re-doubler.
La montée me permet de me réchauffer et de recommencer à doubler. J'ai l'impression de bien rouler, mais la pluie perturbe mes sensations : je n'arrive pas à savoir si je suis en sur-régime ou si au contraire je pourrais accélérer. Je me rapelle que je n'ai pas prévu de chaussettes pour la CAP, et je n'ai pas mis mes chaussures dans un sac : je vais devoir faire 21km avec les pieds trempés...
Dans la dernière partie du premier tour, je perds dans les descentes les places gagnées dans les montées, c'est un peu démotivant !
Alors qu'il ne reste plus qu'une descente avant de repasser au lac, je crève. Ma bombe anti-creuvaison ne marche pas, je suis obligé de réparer: plusieurs minutes de perdues, mais surtout j'attrape vraiment froid, car il pleut toujours. Reparti dans la descente, je grelote et je claque des dents. Je commence à penser sérieusement à l'abandon.
Une haie d'honneur nous attends au lac, mais je refroidi l'ambiance en m'arretant grelotant à coté d'Elodie. Avec l'accord des arbitres (toute assistance exétieure est normalement interdite), je lui demande d'aller me chercher une paire de chaussettes à la voiture à récupérer à la prochaine transition si j'y arrive.
Le speaker m'encourage, et me propose de retourner au parc à vélo chercher une veste. Je ne suis plus à quelques minutes perdues près, et je ne veux pas nous avoir fait faire 1500km en voiture dans le WE pour rien. Alors je retourne à ma place, heureusement j'ai une veste de vélo au sec dans un sac, je la prends et je repars, pas très motivé mais avec les encouragements d'Elodie, du speaker et des spectateurs.
Je perds encore quelques places dans la grande descente, avec tout le temps perdu je dois etre dans les derniers, et je ne vois personne pendant de longs km. J'ai peur de crever une deuxième fois, car je n'ai plus rien pour réparer et je suis seul dans la montagne. Je continue à pédaler sans motivation, juste pour finir ce parcours vélo en me disant que pour Embrun il faut apprendre à continuer quelques soient les circonstances.
Avec le froid j'ai eu besoin de manger beaucoup plus que prévu, et je n'ai plus rien, j'attends avec impatiente le ravitaillement. Je suis tellement content de pouvoir manger que j'en oublie de remplir mes bidons, et je repars à sec, une belle erreur de débutant !
Le vélo se termine enfin, et le temps s'améliore : il ne pleut plus, et quelques éclairicies apparaissent. J'en suis à 4h30 d'effort, je n'ai plus rien à espérer au classement, mais en triathlon, on est là avant tout pour finir, alors c'est décidé, je pars pour le semi-marathon une distance inédite pour moi en compétition ...